17/09/2017. TYRAEL...Retour vers l'enfer...

Axel
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Baron Vojnya
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17/09/2017. TYRAEL...Retour vers l'enfer...

Message par Baron Vojnya » dim. sept. 17, 2017 9:22 pm

ATTENTION surtout ne lisez pas ce BG, c'est un pavé !!!!

Si vous voulez le lire malgré mes recommandations il est séparé en plusieurs posts, pour en faciliter la lecture.

les phrases en langue anciennes sont en italiques, ainsi que quelques "pensées" à effet narratif.
Le texte étant écrit à la première personne, tous ce qui n’est pas dialogue est pensée du fallen.
En vert HRP, les éventuelles notes ou précisions de BG
lieu en souligné
mes paroles en bleu, le reste selon.

Les combats sont peut-être un peu trop badass pour une fiche de départ, mais il reflète un concept narratif.

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TYRAEL. FALLEN.

https://www.youtube.com/watch?v=w1bd9L5Tw7k

(commencez à 1 min environ)

Vision.

La noirceur de l’Abyss…Il glisse sur ma peau, dans mon âme, sa sombre caresse rêche et glacée m’enserre…
Mes frères et sœurs captifs des enfers sont avec moi. Nos corps maudits s’entrechoquent, s’entremêlent au cœur de cette nuit éternelle. Frères et sœurs en peine, frère et sœurs de colère…Premier nés et pourtant déchus…

Ici, partout où le regard porte, partout est l’obscurité…

Vision d’un vide sans fin…Absence de lumière, absence de tout…de lui (Dieu)…

J’ai froid, si froid…

Eternel châtiment que le manque d’amour. Nous n’avons que nos larmes de cendres en offrandes pour notre expiation…
Je flotte en moi-même entre cauchemar et fascination, entre espoir et tourment…

Les souvenirs de l’hôte se superposent à mes visions douloureuses et obsédantes des limbes. Des bruits de combats, de tirs, d'explosions accompagnent les plaintes et les sanglots des déchus

Dans l’obscurité percent des voix, un chœur.

Agnus Dei, qui tollis peccàta mundi, miserere nobis
Agnus Dei qui tollis peccàta mundi, misere nobis
Agnus qui tollis peccàta mundi, dona nobis pacem


Espoir quand nous avons aperçu la brèche…Un faible halo de lumière dans de parfait ténèbres, pour nous ce fut comme un miracle.

Fiat lux…
Libre enfin…
Libertatem…

Libre ?

Je ressurgis de mes pensées, comme on surgit des eaux glacées, inspirant à m’en rompre les poumons.
Je sors d’une éternité glacée, or je suis pourtant en sueur et je tremble.
Je sens un corps, mon corps désormais….

J’ouvre les yeux…

Hôtel miteux de Philadelphie ouest à la limite des quartiers chauds

Des cris au dehors, Il fait chaud, moite (Pennsylvanie). Tout sent la sueur. Tout est sale, y compris l’air empli des odeurs immondes remontant des canalisations.
J’observe la patine de crasse sur les bois de l’hôtel…Tout ici est laideur. Mais je suis libre. Je m’en contente. Je resterais ici mille ans plutôt que de retourner une heure dans les limbes.

Cette ville suinte la peur…enfin pas pour moi… (Philadelphie a parmi les plus hauts taux de pauvreté, de chômage, de criminalité des USA)
La chambre empeste. J’ouvre la fenêtre.

Cacophonie tout au dehors …Mon hôte aurait dit « Musique de merde ! » … Du rap…

https://www.youtube.com/watch?v=5wuGSRx2qsc

(passez l’intro 0.35 min/ ou pas)

Je me lave les mains.

Du sang. Mes os me font mal…Je n’ai pas dû retenir mes coups…

(bagarre : spécialité (self défense/ clefs / Krav magah)
pour infos si besoin.
https://www.youtube.com/watch?v=ZcQlCxYo7p0
https://www.youtube.com/watch?v=XMX-zF5nPro

Je regarde mon corps sculpté pour la violence

Les cicatrices…les tatouages… « Lui », mon hôte, est aussi est un champ de bataille…
Deux flèches entrecroisées : les bérets verts…Ce qui semble l’élite de leur institutions insignifiantes…
Je pense comme un déchu, pour mon hôte, ce corps d’armée était tout, son but, sa famille sa fin….

De oppresso liber…

Et nous, … Qui nous libère, nous ?

Beaucoup trop de tatouages. On dirait un de ces Sicarios, il faudrait que j’arrête…
Des crânes tatoués : mes/ses targets « certifiés ». J’ai arrêté de compter…

Je me regarde sur le verre jauni et piqué du miroir sale.
Ma « gueule » comme dirait le béret vert…

Image

Ça pourrait être pire….

L’armoire derrière à un miroir fêlé, je peux voir mon tatouage de dos…
Des Ailes d’anges de style gothique…
Rictus ironique.

Je me lance tout haut un « quo vadis ? » (où vas-tu ?)
Je ne sais pas vraiment…Philadelphie semble être le dernier point d’une course chaotique pour passer au Canada….
La sueur sur mes tempes n’est pas la chaleur, mais le manque…. (Addiction / flaws)
Je regarde les sachets de différentes drogues posés sur le lit…
Je les ais « empruntés » à un groupe de dealer plus tôt dans la soirée.
Un carnage…
Je me fixe un instant, mes yeux rivés sur le miroir et perdu dans le souvenir de ma rixe récente (bruit de coups, de chairs qu’on frappe, d’os qui se brisent, de crânes qu’on éclate) …

Frisson…pas de peur…de plaisir…J’aime ça…C’est comme ça…C’est en moi…c’est moi.

Je fixe les drogues de nouveau, Je vais pouvoir me préparer des « cocktails » … De quoi me défoncer tout en restant éveillé, alerte pour la cavale…

Mon corps veut cette échappatoire à ses cauchemars : sa seule issue pense-t-il…

Liberate me ex inferis / sauvez moi de l’enfer…Dis-je ironique…

Il faudra que je brise cet autre chaîne, je ne me suis pas libéré pour subir l’esclavage de paradis artificiels crée par l’homme. Mais je suis encore trop faible pour ce combat intime. Il faut choisir ces batailles…

Pour le moment je me balance une grande lampée de Jack Daniels (dépendance à l’alcool) : une autre entrave….

Je me marche dans la pièce, tournant un peu en rond, puis je « check » mes affaires : toujours prêts à partir en 30 secondes… « Toujours prêts »
Je regarde mes couteaux…deux…Une lame lisse double biseau *rapide* et l’autre crantée à lame convexe pour le *boulot* en forêt. Une pierre à aiguiser…Bien sûr c’est pas mon Glauca et mon Ari (B’lilah), ça c’était de vrai valeurs sûres…Faudra que j’en récupère. (Mêlée 4 spécialité couteau)
Je ris. Mon corps et moi faisons de plus en plus « un » et je m’étonne de penser comme mon hôte…De jauger des armes humaines…Vulgaires outils comparés à la création divine…Mon corps est cet ancrage dans cet univers d’Homo sapiens et je l’épouse, pour le meilleur et pour le pire…

Une vision de branches et de feuilles m’assaille, le bruit de mes pas sur le sol forestiers résonne à mes oreilles….

La forêt ! Il faut que je retourne en forêt, elle me manque. Elle m'a manqué pendant des milliers d'années...Cette ville pue et me fait vomir. Mais Il faut juste que je prenne un bon stock de substances…

La forêt…Silva…Ma maison.

TBC.
Modifié en dernier par Baron Vojnya le lun. sept. 18, 2017 6:43 pm, modifié 1 fois.

Baron Vojnya
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Re: TYRAEL...Retour vers l'enfer...

Message par Baron Vojnya » dim. sept. 17, 2017 9:38 pm

https://www.youtube.com/watch?v=9aj5FfxW-Gg

Quelques jours plus tôt, caché dans la forêt épaisse des montagnes du Colorado. J’ai réussi à arriver là depuis mon évasion de l’HP
Environnement idéal pour me fondre…

Seul dans la nuit, je marche libre dans la forêt :mon élément, une partie de moi…. (survie 5 spécialité forêt continentale)
Je suis bien, en harmonie…La forêt calme mon esprit, ma colère…

Jadis, j’ai toujours été proche de la création, des animaux, des arbres, de l’eau. Je le sens en corps et en esprit, sur ce point mon hôte et moi sommes pareils. Lui expert en survie, je ne pouvais mieux tomber !
Mais ce bonheur ne dure pas….
Ils m’ont retrouvé…La voiture volée en bord de route. Je n’ai pas recouvré encore tous les usages de monde : Il me faut faire plus attention !
Des battues, des lumières : facile à éviter…
Je me rapproche j’observe et écoute dans l’ombre.
Plusieurs membres de forces paramilitaires discutent en arrière de la battue….

Ce doivent être des sous-traitants de Black Mountain…Sorte de société de sécurité…Ils n’ont clairement pas le niveau des autres mercenaires habituels…Ils ne sont là que pour me ralentir en attendant les autres…

« - C’est un putain de béret vert ! mais bordel vous espérez quoi ?? Ce mec avec un simple couteau pourrait se construire la chapelle sixtine en bouleau qu’on passerait à côté !!!
Genre ça : https://www.youtube.com/watch?v=ae14F-QMk8o

- Ça vient d’en haut…et ils paient bien !
- Cul de nonnes ! ils font chier 30 types parce que ce barge à démonter son psy dans son HP…
- Son psy et 6 gardiens…
- Raison de plus pour pas exposer nos gars ! Affronter un Force Spéciale de nuit en forêt c’est comme tenter de chopper un squale blanc dans un lagon avec un masque et un tuba !!
- Ils nous envoient du monde ! Des types à eux….
- Et bien je serais heureux quand ils arriveront, pas la peine de risquer nos gras doubles face à un mec qui boit sa pisse quand il n’a plus d’eau !


Je les ai semés facilement. Ces bipèdes sont loin des chasseurs cueilleurs que nous croisions jadis…Ils sont désormais une insulte à ce lieu, maladroit et patauds, grossiers jusque dans leur démarche lourdes…Ils ont perdus toutes connexion avec la création…

O père, pourquoi à tu donner pouvoir aux hommes sur la terre ?

Seul, je peux enfin profiter du peu de nature qui reste dans ces contrées…
Ces heures au milieu des arbres sont comme… le paradis terrestre.
Plaisir pour l’esprit et le corps…Ici je ne fais qu’un avec mon réceptacle de chair…
Marcher au milieu de sa création…Avant l’homme…Quand tout était pureté…

Le vent dans les feuilles est un cantique, le bruissement comme un psaume…

Image magnifique du soleil transperçant la canopée au matin, sculptant la cime des arbres, des montagnes….
La pluie douce qui ruisselle sur mon corps…

La lumière perçant un ciel d’orage…se reflétant sur un cours d’eau gonflés par les pluies…

Au détour d’un chemin je croise un ours…Instinctivement, je porte la main à un arc que je n’ai pas (archerie). Je m’en servais pour chasser le petit gibier.

Il se dresse, la rareté de cette rencontre crée la puissance du moment. Je me fige entre peur primale et fascination.
Il renifle…plusieurs fois, puis se détourne…L’odeur de l’homme n’est pas la plus agréable…Mais je réalise que ce sont les toxines qui suintent de mes pores qui l’ont écœuré…

Je ne suis même plus digne d’être une proie…Les substances me coupent du règne animal et de la création, même de la manière la plus basique…
Il faudra que je rompe ces chaines…

La beauté des premiers jours libres et seuls dans la forêt est gâchée par la réelle fragilité de la nature que réalise en arpentant ce monde…Sa création, qu’en ont-ils fait…Qu’on il fait à ton œuvre, père….

Je sens une douleur au ventre…
J’arrive à repousser le manque, mais il faut que je retourne faire des raids en ville pour me procurer mes entraves chimiques… Sinon je perds la tête, et les cauchemars me déchirent l’âme…Les miens ou ceux de mon hôte…

Mes pensées s’obscurcissent, mes idées se font noires…La nature en ruine, mon addiction souveraine, ces pensées sombres m’obsèdent à présent.
Voir la biosphère ainsi brutalisée, les domaines naturels aussi réduits me déchirent l’âme…Voir l’agonie de l’œuvre divine me brise le cœur…Je crois que ce choc ci est presque plus fort que mon « arrivée »…

Colère…
Colère…


A la tombée de la nuit. Plus haut dans les montagnes.

Moi aux trois gros « chasseurs » imbibés d’alcool que je viens de surprendre et qui viennent de tuer un Loup rouge ( ça devait être un solitaire…). Mon visage est dans l’ombre.

Vous savez que c’est une espèce protégée…

Désolé mec, C’était pas marqué dessus !!! (ils rient)

C’était une menace, on a fait que se défendre ! Ajoute un autre, hilare.

Un tir à 150 mètres, il devait être sacrément menaçant…

Ils rient.

Je continue.

Vous allez au moins le manger où juste vous prendre en photos devant ?

Putain, d’où tu sors connard ?!!! dit-l’un d’eux en me menaçant de son fusil. Un autre se saisit de son arme, le troisième titube.

Mauvaise réponse….

De toute façon, aucunes réponses n’aurait fait l’affaire : il fallait que quelqu’un paie….

Ils paient…Je les massacre.

Je les laisse en vie au prix d’efforts de volonté surhumains, mais dans un sale état, pas sûr qu’aucun puisse un jour chasser de nouveau…
Je reprends mon souffle entre l’effort…Je dois avouer que ces effusions de violences m’apaisent d’une certaine façon.
Il faudra que je me calme, néanmoins. Trop de colère en moi… (short fuse flaw )
J’emmène le loup et leur armes loin de ces « déchets humains » qui me rappellent également ma dépendance à l’alcool, ajoutant à mon mépris…
Je pose canis lupus dans un endroit approprié, un bel endroit selon mes critères…devant lui je pose les armes, comme une rétribution post mortem….

Je crois que ça plaira à « la forêt »….

J’enlève des parties des armes pour les rendre inutilisable (réparation).

J’ai néanmoins du mal à défaire mon regard de l’une d’entre elles…

Un M40, un fusil de sniper (Marines) !!! L’un de ces gus chassait à l’arme de guerre….
L’attraction de l’arme sur moi est phénoménale…Elle me renvoie également à l’époque active de mon hôte…
Mais je n’ose la prendre…trop léthale entre mes mains, sûrement… Encombrante aussi…
Mon hôte hante encore ce corps et c’est naturellement que je repense à mon/son HK 416 avec silencieux, pour moi /lui le meilleur fusil d’assaut ; un outil fiable, précis, indestructible, customisable, utilisable dans le sable, l’eau, la boue : le rêve…

Son ressenti était impressionnant, même si l’AK47 est aussi pour moi un modèle de fiabilité. (tir bcp/ spécialité fusil d’assaut)
Je regarde mes couteaux… Ça devrait faire l’affaire…En attendant de me retrouver un HK…

Je pars…

Je me fais un bivouac avec n’importe quoi. La survie demande d’être ingénieux.

Deuxième Nuit…

https://www.youtube.com/watch?v=ZR6GxRfSxHw

Une nouvelle traque…des frères d’armes ? Des commandos en tous cas…J’ai dû me faire repérer en massacrant ces « dealer » à Salt Lake City, hier soir.

Leur réseau doit être étendu au scanner et fichier de la police…
J’ai réussi à revenir dans la forêt, mais « ils » sont là…

Comme une meute il me traque, mais le chasseur n’est pas à la hauteur du gibier et bientôt il devient proie.
Combats… rapides, brutaux, léthaux…Je n’ai pas le temps de faire des pièges :« hit and run », comme dirait mon hôte…Je ne veux pas mais je n’ai pas le choix…Comme ils tirent pour tuer, frappent pour tuer : Je prends pas de risques et je ne fais pas non plus de prisonnier….
Vae Victis / malheurs aux vaincus !

Ils sont nombreux et en excès de confiance, pourtant ils sont chez moi…Ils ne devraient pas.
Je les assaille un à un, surgissant des ombres comme un fauve nocturne.

Le dernier, enfin…Il saigne, je lui ai coupé le tendon arrière, il ne peut plus courir…, Son colt M4 est à cinq mètres…
Je lui tourne autour dans la pénombre. Au-dessus de nous, un orage approche.

Merci pour vos couteaux lieutenant ! Lui dis-je. Ceux que j’avais pris sur ces braconniers étaient des armes d’opérettes…

Il respire avec peine. Il a mal…J’ai dû le frapper aux côtes également.

Je reprends.

Vous n’êtes pas des Bérets verts, je le sais, je le sens…Vous êtes quoi ? Des mercs ? Soldiers of fortune ?


Il hoche la tête, la perspective de la mort rend sincère.
On est de l’Academy !
L’Academy ? Black Mountain ?
On dit l’Academy” désormais, Major….

Le tonnerre…

Mon attachement à l’Academy n’était qu’administratif…. Car on ne pouvait avoir des soldats US officiels…Je suis pas un mercenaire !
Je dois parler plus fort pour couvrir le grondement et la pluie qui s’abat maintenant sur nous….

Je prononce le mot mercenaire avec mépris…Je penses à ces milliers de types que j’ai vu envahir les rues de Kaboul, de Bagdad, profitant du chaos pour s’enrichir…

Certains veulent continuer le combat après avoir été démobilisé. D’autres ne peuvent mener une vie normale et repartent avant de devenir fou. Mais beaucoup sont de simples soldats qui ont fait le temps se fantasment en « super commandos » et se font dessus le premier jours. Beaucoup d’autres, trop d’entre eux, sont des psychopathes qui profitent de l’impunité des « mercs » pour assouvir leur penchant ultra-violent…Mais il y aussi les derniers, ceux accros à l’adrénaline qui ne peuvent trouver dans ce monde sécurisé et formaté la seule chose qu’ils désirent : côtoyer la mort et continuer pourtant à marcher : face à la mort, le seul moment où l’on se sent vraiment vivant, le grand paradoxe de « la vie »…

Je fais peut-être partie de cette dernière catégories, inapte à un monde en « paix »…Je dois être plus humble avec le mots « mercs ».

Je chasse ces pensées et reprends :
De plus, je n’ai aucuns souvenirs de ces missions ! Je devais être déjà sacrément défoncé…. Alors pourquoi vous ne me laissez pas tranquille ??!! Je ne suis rien pour vous !!!

Major…Ils en enverrons d’autres…Ils ne vous lâcherons jamais…Vous ne pouvez éviter l’inéluctable, mais le bain de sang, oui…
Vous avez dû faire ou voir des choses en Ukraine et en Lybie… En tous cas…


Il se reprend, gagne du temps…

Vous êtes un black op…Vous en savez trop…les mercs travaillent pour des gros partis : CIA, multinationale, vous le savez…Les mecs comme nous, on les « laisse pas tranquille », sois on meure au combat, soit on se retire avec un gros paquets et/ou on nous « suicide »…Trop d’infos…Vous, avec votre tête en vrac…Il n’y a qu’une issue…une seule issue Major….

Il n’y rien à dire, il dit la vérité…la triste vérité…

Je suis officiellement mort…je peux disparaitre !


Chassé (handicap 4 points)

Une seule issue, Major…. Ils n’abandonnerons pas…Vous êtes un jouet brisé, certes, mais vous êtes à eux !

Il tente de gagner du temps et localiser ma voix….

Je pourrais le tuer, mais son acharnement à exécuter les ordres me rappelle mon hôte…Une pitié de soldat à soldat, instinctive s’empare de moi…

Mais qu’ai-je vu en Lybie et en Ukraine ??? Vous le savez !!

Un éclair…il me voit…

Un geste rapide, son couteau fend les gouttes d’eau vers moi…Mon corps à réagi plus vite que mon esprit… « Conditionnement » Le sien est passé à quelques millimètres…le mien s’est planté dans sa carotide….

Il s’écroule…Je n’aurais pas ma réponse…

« Il ne me lâcherons pas »… Des fois je me demande pourquoi je n’ai pas « atterri » dans un comptable tranquille…
Ennemi : Black Mountain (Handicap)

Je le regarde agoniser sans rien faire.

Mercenaire…

J’essaie de comprendre…Mes souvenirs me ramènent quelques jours plus tôt…Au moment de la venue, du choc…

TBC

Baron Vojnya
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Re: TYRAEL...Retour vers l'enfer...

Message par Baron Vojnya » dim. sept. 17, 2017 9:56 pm

Corpus Christi Texas…Clinique Privé.

https://www.youtube.com/watch?v=RdyeOJTpGlA

Je suis dans une grande salle avec des néons de lumière froide. Je fixe un tableau.

Image

Vous aimez ce tableau Tyrael ?

Je suis encore sous le choc de mon arrivée dans ce corps. Je cherche mes mots. Des images encore trop fraîches des abysses me désorientent…
Vertiges.

La lumière m’aveugle…J’ai les yeux plissés…Cette luminosité est brutale, douloureuse, au regard de l’abysse…

Je respire fort, je sue…Ce n’est pas la chaleur mais les toxines que mon corps tente d’évacuer par tous les moyens.

L’esprit de l’hôte structure ma pensée. Sa vision se superpose à la mienne me donnant les mots, les significations pour ces choses inconnues que j’observe.

Je passe en revue : Docteur, garde, table, salle blanche, entièrement carrelée de haut en bas…Eclairage blafard de néons en fin de course…
Pour seule décoration, ce tableau accroché au mur, exprès…

Un bureau vide…Son laptop…L’informatique : un nouveau DIEU pour les hommes…

Quatre gardes dans la pièce, deux derrière la porte, soit six…Il ont mis les moyens ! Mon hôte est quelqu’un de dangereux pour eux…

Tyrael ? Major ?

C’est la voix du « psychiatre », un docteur pour l’esprit…Il m’appelle par mon nom…nom vrai nom…mon hôte avait le même nom que moi…
Docteur Kimble….C’est son nom à lui….

Tyrael ? Vous êtes avec moi ?

Docteur Kimble :
Image

Sa voix me sort du songe…
Quis ego sum ? (qui suis je ?)
Pardon ?
Quis ego sum ??? dis-je tremblant…
Il me regarde interloqué…
Encore du latin, Tyrael ?
Je ne peux lui répondre, trop désorienté.

Mon instinct me pousse à regarder de nouveau la pièce mais dans un autre but. Je jette alors des regards furtifs sur les gardes, le docteur. Je jauge, j’analyse chacun d’eux et leur menace potentielle…

La porte devient une sortie ; un crayon, une chaise deviennent une arme…Je mets en mémoire les hommes postés autour de moi, leurs positions. J’estime : le plus faible, le plus fort. J’imagine les frapper et dans quel ordre !
Je fais le combat mentalement dans ma tête, tout le reste ne serait que réflexes conditionnés. Je sens mes muscles prêts, je sens l’irruptivité : la fureur captive en moi…Mon hôte est un combattant, aguérri et doué. Nous nous ressemblons…
Je me reconcentre, tentant de reprendre le fil entre nos souvenirs respectifs de mon hôte et moi, flashs évanescents et fugaces….

La langue du « major » devient ma langue, mes mots sortent avec ces mots….
Pourquoi ce tableau docteur ? Quid ?
Je pensais qu’il correspondait à nos dernières discussions….
Nos dernières discussions, vagues souvenirs…confus. Je tente de maitriser cette langue qu’est l’anglais, mélange de bas latin et d’autres langues à l’intonation germanique…
Je ne m’en souviens pas vraiment…Je regarde les pansements sur mes poignets….
J’ai dû m’ouvrir les veines…
Il me regarde, tentant de me lire…
Je le regarde à mon tour…Chemise épaisse, veste de velours… « Intellectuel »…démocrate….ce sont les « jugements » de mon hôte…Il ne les aimaient pas…
Vous n’êtes pas militaire…
Il hoche que non…
Vous croyez en Dieu Docteur ?
Bien sûr que non, je suis psychiatre ! Sourit il
Arrogant…les psy sont les nouveaux prêtres de ce monde, se dirait mon hôte…
Vous allez avoir du mal à me comprendre alors ? lui lance-je.
Il prend une inspiration…
Je suis là pour vous écouter surtout…
Je regarde les quatre gardes autour de moi…Ecouter, seulement ?

Il fait mine de reprendre mon dossier qu’il connait par cœur…
7 ans dans les Special Forces - bérets vert-, auparavant 3 ans dans les Rangers, et avant…Légion étrangère… à 18 ans…
Bien sûr les dernières années avec "nous"...
Il me regarde.
Pourquoi la légion ?
Problème domestique…
Incroyable qu’on vous ait intégré dans l’US Army ! Vous deviez être « très bon » ….
J’hoche la tête. Apparemment…J'aurais été remarqué par le commandement US sous mandat OTAN...Les trois ans chez les rnagers c'étaient pour tester ma loyauté aux USA, après la "légion"...
Il me flatte pour me mettre à l’aise.
Il continue :
D’excellent états de service….
La flatterie…Ça devait calmer mon hôte.
Silver Star…. Distinguished Service Cross, Distinguished Service medal…Legion of Meritt…
Une vraie légende….
Bravo Major…Il ne vous reste que la Medal of Honor !!

La MOH, c’est plutôt donné à titre posthume, je crois…Les vrais braves sont ceux qui ne rentrent pas…
Il sourit, gêné…
J’ai un rictus d’ironie en retour.
Votre dossier mentionne d’excellente capacité et technique de survie.
Vous aimez la nature, Tyrael ?

Qui n’aime pas la création ?
Comment ?
Je chasse ce commentaire d’une main.
En fait, ça me calme…
Il hoche la tête…
Effectivement, ous appelons ça la « fascination douce », sorte d’apaisement exercé par la forêt, la nature, sur les esprits trop « actifs » …
Je fais une moue.

Vous voulez regarder une vidéo ? Enchérit-il.
J’hoche la tête, distant…Puis je m’approche de son ordi portable.
Les écrans : autres divinités des hommes…
C’est ma chambre d’hôpital…Il y a une semaine….
Je me tiens debout…nu…Mes veines ouvertes…Le sang se répand par terre…Je hurle des mots et suplliques…Le regard vers le ciel (le plafond…)
La voilà votre « légende » docteur…
Le psy me regarde…
Vous comprenez les langues que vous articulez dans cette vidéo ?
Mon hôte non…moi oui…me dis-je intérieurement
Il me regarde…
C’est un mélange de phrase sans cohérence, enfin pas vraiment…J’ai dû faire mes recherches…
Grec ancien…Latin…Hébreu….

Ce sont tantôt des suppliques, tantôt des invectives…Vous semblez parler à… Dieu…
Vous parlez grec ou latin Tyrael ?
J’ai lu des citations quand je lisais sur la légion romaine ou les spartiates… Je lis pas mal de livres sur l'armée depuis l'antiquité...
Je commence à mieux répondre. Mais je crois qu’il connait la réponse…A quoi joue-t-il ?
Là c’est plus intéressant…continue t ‘il. Il me montre un passage où je suis à genoux mon visage dans mes mains pleine de sang…
Je prends une inspiration…je reconnais cette langue…
C’est de l’araméen….
La langue du Christ….
La langue du Christ… Lâche t’il, content de lui.
J’ai dû l’entendre dans le film de Mel Gibson, lui répond-je…Mais qui est Mel Gibson, un apôtre ???!!!
Mon corps doit parler plus rapidement que mon esprit engourdi…

Il sourit…

Le cerveau est incroyable…Vous les auriez stockés, oui enfouit toutes ces phrases dans un coin de votre mémoire…Votre subconscient les aura sorties en vrac durant ce que nous psychiatre appelons…. « un délire mystique »

Dans la vidéo, Je m’écroule, j’ai perdu trop de sang, des infirmiers entrent, alertés par le bruit….

Vous êtes « mort cliniquement » deux fois Tyrael… Un miracle que vous encore soyez là…


Vous n’avez pas idée, Docteur…Luis dis-je avec ironie…

TBC

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Re: TYRAEL...Retour vers l'enfer...

Message par Baron Vojnya » dim. sept. 17, 2017 10:04 pm

Juste après l’HP. Sur une route interminable du nouveau Mexique en plein désert aride.

Les paysages autour sont sublimes…je fais du stop…

Image

Depuis hier, je prends des bus, fais du stop, change de direction…mon But est de rejoindre le Nord et de passer au Canada via le Colorado… C’est apparemment une destination où mon hôte se sent bien…

Pendant que je laisse mon pouce levé machinalement, je médite sur ma situation…sur les « autres » ceux enfermés avec moi dans la noirceur….
Je regarde le soleil…la lumière…dans cette immensité désertique, je peux faire le vide….

Les rayons de l’astre me réchauffent et me fascinent, m’aveuglent encore un peu…Chacun de ces particules de lumières sur ma peau est un délice, un bonheur depuis l’Abyss…

Mon esprit s’abandonne à cette solaire volupté.

Nous étions dans la lumière avant, nous étions lumière…On nous appelait Elohim avant de nous appeler par des noms monstrueux…
Est-il possible de redevenir ce que nous fumes, des Elohim ? Le pardon est-il possible ?

Domine, non sum dignus te accipere sub tectum meum, sed dic tantum verbum unum et salvabor…

Salvabor….

« Seigneur, je ne suis pas digne de te recevoir, mais dis une parole et je serais guérit ».

Je passe une nuit dans ce désert, à la belle étoile, à contempler la voie lactée…Je pleure devant l’astrale beauté, je pleure encore et encore.

Devant ce spectacle, j’arrive à dormir un peu…Dans les étoiles, mes cauchemars restent à la porte

du moins pour un moment.

TBC

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Re: 17/09/2017. TYRAEL...Retour vers l'enfer...

Message par Baron Vojnya » lun. sept. 25, 2017 7:54 pm

De retour dans la salle de l’HP la veille du nouveau Mexique.

https://www.youtube.com/watch?v=7WTacKNjVrg

Kimble tapote sur son « ordi », il cherche une autre vidéo…
Je le regarde sans rien dire….
Il me montre cette autre trouvaille numérique…
Dans celle-ci, je suis a demi-conscient attaché dans mon lit. Je délire apparemment.
Là, nous sommes perplexes mes amis linguistes et moi…
Bien que nous percevions un caractère indo-européen. Cette langue est manifestement… inconnue…
Emotion soudaine. C’est notre langue…la langue secrète des anges…L’entendre prononcée même sur ce jouet technologique m’émeut.
Je respire profondément.
Vous semblez appeler à l’aide, supplier…Comme un enfant…Comme un enfant qui appelle son père…
C’est ça…Mais je ne dis mots.
C’est poignant…vraiment…
Il semble sincère.
Des larmes coulent sur mon visage, sans que je m’en aperçoive.
Il me fixe, interloqué.
Vous comprenez cette langue Tyrael ?
Non…Lui signifie-je de la tête, je tremble.
Ces mots…Bien sûr que je les connais…nous les avons criés pendant la chute….
« Ne détourne pas ton regard de nous ô père…
Père prend pitié…Miséricorde !!! Pardonne-nous !!!!
O père, Ne nous enlève pas ton amour…Laisse nous encore te contempler…
Nous sommes tes enfants !!! Ne nous soustrait pas à ton étreinte !
Entends-tu nos pleurs, nos cris ??!!
Ne nous laisse pas chuter dans les ténèbres….
Père !!! Ne nous abandonne pas !!
Père !!!??? »


Plus rien…le silence…Son absence…le vide, si terrible qu’il mort l’âme, qu’il nous consume de douleur….

La Chute dans la noirceur abyssale…Le vide encore et encore, sans aucun amour et nulle trace d’espoir…
Puis Le froid de la haine et du remord…odium et conscentiam
Puis les larmes
Lacrima et Lamentatio
Les suppliques, en vain…
De profundis te clamo ad te Domine
Sans Lui…
Absque Eo…
Sans rien…
Nihil…
Le vide…
Vacuum
L’enfer….
Infernum…ad aeternam…

Je prends une grande inspiration…Je reviens dans cette pièce glauque….
Ça va Tyrael ?
Je le regarde…Je le regarde vraiment tel que « je suis »…un déchu…Reprobi…
(intimidation)
Il frémit. Il recule instinctivement sur sa chaise. Il regarde les gardes alentours : Il a peur…
Je me reconcentre et je feins l’apaisement…
Ça va…
Modifié en dernier par Baron Vojnya le lun. sept. 25, 2017 8:02 pm, modifié 1 fois.

Baron Vojnya
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Re: 17/09/2017. TYRAEL...Retour vers l'enfer...

Message par Baron Vojnya » lun. sept. 25, 2017 7:57 pm

Quelques jours après l’hôpital et le nouveau Mexique, dans un truck sur une autoroute paumée entre le Nebraska et le South Dakota.

https://www.youtube.com/watch?v=Wbgb3lgMluA

Des images fabuleuses d’orage au loin sur une ciel couvrant d’immense plaine.
Le chauffeur est une armoire mais il a l’air cool. A en croire ces tatoos, c’est un ancien marine….
Normal, hormis ce genre de type, peu m’aurait pris en stop…
On discute entre deux pauses de contemplation de ce désert humain et de champs à perte de vue.
Je ressasse mes songes et mes interrogations… entre dilemme mystique et logistique primaire de cavale…
Je regarde les comprimés d’amphet que j’ai négociés au routier contre le peu de cash que j’ai. Lui et moi on a besoin de « tenir ».
La radio crépite…Mes exploits sur des péquenauds agressifs en mal de tête de turque…

« On recherche un homme de type caucasien qui a agressé trois jeunes hommes au sortir d’un burger » Il me décrive….

Le routier n’est pas stupide et sais à présent à qui il a affaire. Il jette un œil instinctif sur son canon scié planquer à côté de lui.
Il me lance, courageux.

Mec, je ne veux pas savoir…mais je veux pas d’emmerde non plus…J’ai une maison à payer et une pension pour mon ex-femme, les études de mes gosses….

J’acquiesce.

Tu comprends. Je ne suis pas une baltringue…mais je dois te déposer à la prochaine station OK ?
J’hoche la tête, compréhensif et reconnaissant…Il ne « balancera pas »….Ce n’est pas dans les valeurs de cet homme…
J’apprécie.

Je descends. Je le salue et le remercie du regard. Il s’excuse du sien.

Il me lance.

Fais gaffe à ton cul, soldat et perd pas la foi ! On les emmerde ces trous du cul, on emmerde le système et le smoutons !!! Ils ne savent pas qui on est et ce qu’on a vécu, hein ??!!

Il me fait un salut marines…Je lui renvoie celui des bérets verts.

Faut que je me calme, Cette violence dont j’use, c’est comme une empreinte de fauve…J’en laisse partout et ça va mal finir…Faut que je prenne le contrôle…Sinon « ils » seront toujours sur mes traces…

Mon corps se souvient de ce calme dont il pouvait faire preuve en toute situation…Mais cela lui est maintenant impossible depuis sa fuite dans les narcotiques…

Baron Vojnya
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Re: 17/09/2017. TYRAEL...Retour vers l'enfer...

Message par Baron Vojnya » lun. sept. 25, 2017 8:14 pm

Plus tôt dans la salle de l’hôpital.
Rassuré, le docteur Kimble respire, se calme…
Il tente de reprendre le dessus en me renvoyant à une douleur…

Parlez-moi de la petite fille, Major…

Colombie….

Un souvenir cruel pour mon hôte…le commencement de son point de rupture…la première fêlure dans son armure….

Euh…Je…

Je me cherche dans « ses » souvenirs…

Nous étions en Black-op…Contre-guérillas…On aidait les forces gouvernementales contre des « narcos » …Des groupes lourdement armées enfoncés dans la jungle.

Il écoute. Il a dû l’entendre déjà…Il feint l’attention.

Des péons s’étaient installés pour cultiver des bouts de terre…Des narcos leur ont demandés de se barrer…Bien sûr ces mecs ne menacent pas deux fois…

Je prends une pause…Mon corps est passé en ce que mon hôte appellerait « pilote automatique »…Il se met à parler, comme si se confier permettait une exutoire…Je suis moi-même stupéfait de l’empire qu’on ses souvenirs sur ma chair…

Peu après leurs menaces, Les trafiquants sont remontés dans le hameau pour faire un exemple…on est arrivé juste après, on les avait manqués de peu…

https://www.youtube.com/watch?v=iQnNUYiClzA

Devant une baraque il y a avait un père de famille a demi fou…
Plus loin derrière une petite butte, il y avait quelques choses qu’ils voulaient qu’on aille voir…Sa femme avait été violé et était en état de choc…Elle tenait son bébé bien emmitouflé dans des couvertures, assise sur le perron, le regard mort…


Mon corps s’arrête avant cette vision, la décrire lui est difficile…

Puis on est allé derrière la bute…

L’horreur…

Je prends une grande inspiration, ce souvenir à disloqué mon hôte…
Je tremble.

Il y avait une gamine, 5 ans…étendue là, par terre

Je tremble…Je me décide enfin

Les narcos lui avait enlever la peau du visage au couteau, vivante, il avait forcé le père à regarder…Ce dernier marmonnait des choses incompréhensibles derrière nous…Il était devenu fou…


Le visage de la petite…image effroyable…même pour moi désormais…

Le père avait dû l’achever, car il l’avait laissé en vie pour qu’elle souffre…

Je prends une pause…Les images sont atroces.

5 ans… elle avait de jolie nattes…

Je revois ces habits…des habits apprêtés de petite fille…
Je me perds dans cette jungle colombienne….
Larmes. Tremblements. Je n’arrive pas à contrôler…
Je craque.

(sanglots) Je vois…je vois son visage, son visage sans…Il m’obsède…me hante jours et nuit, doc….
Il hoche la tête (faussement ?) compatissant.
Je passe mon visage dans mes mains.

J’ai vu des choses terribles, des gamins déchiquetés par les bombes, massacrés dans les bras de leur mère, des charniers de gosses, des villages entiers passés à la machette en Afrique…Mais là, je ne sais pas…Là je n’ai pas pu prendre de la « distance »…C’est entré en moi et n’ai jamais ressorti…Ca m’a submergé…

Je me reprends peu à peu…La narration m’aide…

Il y avait des locaux et des bérets verts…unité mixte de formation…Contras…

Tous ceux qui sont venus derrière la bute, n’ont plus jamais été les mêmes…Certains se sont vomis dessus…Certains sont partis en crise de nerfs…Y avait des pères de familles dans le tas…

Seul deux soldats ont refusé de venir…

Personne ne les a traités de chiffes molles…Au contraire, je crois qu’on a tous envier ces types…


Ça a dû être terrible… (note : tout ça, c’est une histoire vraie que j’ai vu dans un reportage, l’horreur absolue)

Je n’hoche même pas la tête…

Ce qui est terrible c’est aussi ce qui s’est passé ensuite. Ça me hante de la même façon.

Il me montre qu’il écoute attentivement.

Tout d’abord, un sergent s’est aperçu qu’en fait le bébé était mort. Ils lui avaient fracassé le crâne…
Les parents étaient perdus, définitivement perdus. On ne pouvait les laisser là et personne n’aurait pu les aider. Les locaux nous ont demandés de partir devant… Mais on savait ce qu’ils allaient faire…

Ils les ont tués rapidement, sans souffrance… Ils les ont mis dans des sacs et placés toutes la famille derrière la bute… On en a jamais reparlé….


Je regarde le psy.

Ensuite on a retrouvé les narcos…

Pause… je vois les gardes tendus dans la pièce…Ils craignent mes « crises » …

Le psy connait la suite mais veut me l’entendre dire…

C’est fou ce que des mecs qui pensent être du bon côté de la justice peuvent infliger comme douleur à d’autres types…

Je n’arrive pas à savoir si je ne regrette rien de ce qu’on a infligé à des fils de putes…C’est parfois ce qui me terrifie d’ailleurs…parfois je ne regrette aucun des châtiments, tortures qu’ils ont subi…Parfois je m’écroule sous le poids de la culpabilité…

J’entends la respiration lourde de mes gardes….

Leur bande étaient composés d’une quinzaine de types, aussi fous les uns que les autres…
On les a maitrisés rapidement. On en a tué un de sang-froid histoire de leur faire comprendre…
Il se sont rendu facilement…pensant qu’on allait la jouer « réglos », gouvernemental…

Ils ont accepté de se faire attacher (les imbéciles !). Y en même qui se riaient…Les prisons de Bogota et du reste de la colombie leurs étaient acquises…Il se moquaient de nous…

Alors un des militaires locaux a pris le plus jeune narcos et l’amené devant lui. Il lui a demandé s’il se souvenait de la gamine, l’homme a dit que oui, d’un air de défi…Alors notre suyport local l’a déchiqueté en hurlant, le regard en démence. Il l’a démembré à coup de machette sous les yeux horrifiés de sa bande, qui ont tous compris à ce moment qu’aucun deux n’en réchapperait…Je n’oublierais pas cette expression sur leur visage, mais sur le moment leur face terrifiée, c’était ma récompense…


pause

Alors qu’on les massacrait lentement, on avait l’image de cette gamine dans la tête, alors plus ils hurlaient, plus la boucherie s’intensifiait…

Je regarde le psy….

Je savais infliger la douleur (médecine), mes hommes aussi… les visages des narcos se déformaient sous la peine effroyable…Je n’oublierais pas leur regard, pas plus que les rires déments de notre groupe de justiciers….

Pause

Sur le moment, Je n’avais pas honte, j’y ai même pris du plaisir je dois l’avouer…J’étais la Nemesis…le bras vengeur de DIEU…Une sensation inoubliable…

L’ange de la mort…

Pause…

Ça a duré peut-être deux, trois jours…

Un carnage…


Bien sûr quand tout s’arrête, le doute s’installe, le remord, on reste seuls avec ses cauchemars, sa culpabilité atroce…Ces morts, leurs visages leurs cris font maintenant partis de vous…Ils vous obsèdent…

Le psy prend la relève.

Après cette mission, c’est là que vous commencez à boire…

Puis vous devez accro aux antidépresseurs, antidouleurs… Vous complétez avec des amphétamines, des cocktails neurostimulants pour endiguer la fatigue et les effets secondaires des euphorisants…
Un cercle vicieux, une sombre spirale…
ajoute-t’il…
Lors des missions suivantes, on rapporte également des tendances suicidaires…Des prises de risques élevées.
Je fais corps avec les souvenirs de mon hôte… nous nous ressemblons d’une certaine façon.

L’Irak, la Lybie, ça a dû être l’enfer là-bas….


Qu’est-ce que tu connais de l’enfer….


J’ai vu et fait des choses terribles oui…

TBC

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Re: 17/09/2017. TYRAEL...Retour vers l'enfer...

Message par Baron Vojnya » lun. sept. 25, 2017 8:26 pm

C’est vous sur cette photo, jolie barbe

Benghazzi….

On n’y était pas officiellement. Nous nous trouvions là pour la CIA mais sous contrat d’une société mercenaire…Black Mountain.

Des détails de votre mission ?

?

En quoi cela importe pour notre discussion docteur ?

Je ne sais pas, cela fait partie de vos dernières missions.

Aucun souvenir, étrange…

J’en ai aucun souvenir. Lui-dis- je, sincère….
Vraiment ?
Vraiment, je pense que les médocs m’ont ravagé le cerveau. Je cherche mais je ne trouve pas…
Interrogez les hommes sur la photos…

Ils sont malheureusement tous décédés, Major…
??

J’y suis pour quelques choses ? j’ai un frisson à l’idée d’avoir pu tuer mes propres hommes…

Il se recule surpris.

Non…Pour ceux qui sont morts là-bas, je n’en sais rien… Certains sont rentrés et ont pris un autre contrat pour BM mais ne sont pas revenus…Un autre est mort d’un accident civil…

J’hausse les yeux…ne sachant que répondre.

Et l’Ukraine ?

Mais pourquoi me parle de l’Ukraine ?

L’Ukraine…notre mission était de soutenir les loyalistes contre les séparatistes aidés des spetsnaz russes… là encore sous contrat BM pour la CIA…

Des souvenirs ?

Je cherche…. Toujours pas….

Non…Aucun, ça va vous sembler difficile à croire, mais non…Comme si…comme si on me les avait enlevés…

Incroyable, je me souviens d’avant et après mais rien…rien pendant mon séjour en Ukraine…

Le psy me regarde, me jauge m’ausculte…Il cherche quelques choses.

Ça ne va pas…le comportement du docteur est étrange. Mes sens se mettent en alerte (6e sens, merit)

https://www.youtube.com/watch?v=Av-sDbo271o

Le docteur fait la moue. Il regarde vers un des gardes en particulier…Perplexe.

Mon pouls s’accélère…

Dites Docteur, pourquoi je ne suis pas dans un hôpital militaire et vous un médecin militaire ?

Le docteur est surpris…

Mais vos soins sont payés par l’Academy…Je pensais que vous étiez d’accord…Ils sont des parts dans cette clinique, pour traiter leurs blessés et leur personnel dans le même cas que vous…

Il va falloir que je sorte, docteur…je ne peux rester entre vos murs…

Le docteur prend une inspiration…. Moi je regarde les options autour de moi, sortie, arme improvisée

Tyrael…major…Voyez-vous vous me semblez un homme tellement différent de nos entretiens passés… Votre délire mystique, vos bouffés délirantes sont préoccupantes. D’adultes à adultes, de médecin à patient, je me dois de vous dire que cela fait partie des symptômes de la schizophrénie…
Vos traumas et expériences effroyables, doublés d’abus de substances stupéfiantes, auront déclenchés une maladie psychiatrique proche de ce diagnostic….


Il ralentit le rythme des « révélations »

Bien sûr, il est encore trop tôt pour le dire, mais nous devons être prudent… Après quelques semaines d’observations, nous en sauront plus.

Il me regarde, faussement compatissant et sincèrement inquiet de ma réaction.

Vous avez des pulsions violentes. On vous a amené ici après que vous ayez passer à tabac presque tout un bar et envoyer au tapis les deux agents de polices venus vous appréhender….

Je suis violent c’est vrai…Mais ce sont des mensonges…On m’a transporté ici depuis la Lybie.

Vos compétences, vos talents…étaient hier vos atouts sur le champ de bataille…mais hors contrôle, s’ils sont dangereux pour vous, et surtout pour les autres….

Je crains de ne devoir vous garder ici quelques temps…

Tout mon être se rebelle à cette condamnation.

Docteur, je ne peux pas rester…Je refuse d’être enfermé un jour de plus…

Mon insistance semble l’agacer…Il pensait que je capitulerais sous les sentences médicales.
La respiration des gardes se fait plus lourdes je peux presque les sentir trembler sous la montée d'adrénaline !

C’est impossible Tyrael…. Dit-il avec fermeté.

Je le regarde.

C’est à un psychiatre militaire d’en décider…Et je sais que vous me retenez ici pour les mauvaises raisons…

Ma soudaine lucidité le déstabilise, mais l’irrite, afin de me contrer il semble vouloir jouer franc jeu.

Je peux refaire ma vie, Doc…mais je dois sortir d’ici.

Il me plante un couteau verbal.

Votre vie ? Vous n’avez plus de Vie Tyrael…Vos camarades bérets verts vous ont enterrés la semaine dernière…Avec les honneurs….
Je le regarde…stupéfait…

Je suis désolé de vous l’annoncer si brutalement. Mais « vous » ne vous appartenez plus Tyrael…Vous appartenez à L’Academy !
Vos troubles m’empêchent de vous réaffecter dans nos unités secrètes opérationnelles. Nous vous aurions alors offerts une nouvelle vie, mais sous nos couleurs….


Je ne désire plus servir personne !

Possible, mais cela importe peu Tyrael…. La dernière chose que je devais m’assurer de vous, et non moins importante, étaient vos souvenirs, surtout les derniers, que malheureusement vous n’avez plus, ce qui est bien dommage…dommage pour nous…

Et pour vous par conséquent…

Il se lève et fouille dans son sac.

Black Mountain ne s’accommode des « choses » inutiles…C’est une société de profit…Vous êtes une donnée financière et votre solde est passé en négatif…

Il me regarde tristement, et envoie un signal aux gardes…Il sort une seringue de son sac….

Ils sont six, mon hôte devait être brisé, moi pas, je suis libre…Six…ça ne sera pas suffisant. J’ai trop de fureur en moi, j’explose soudain en un ouragan de rage retenu jusqu’à lors par 10000 ans de captivité.

Ils n’ont aucune chance…

Fureur….

Quelques instants plus tard, les corps sont étendus à mes pieds dans la pièces aux murs blancs tachés de sang…

J’ai dû casser le néon en donnant un coup de chaise…Il clignote dans le vide, attaché par un simple câble, plongeant la pièce dans un enchainement d’obscurité et de lumière.

Je reprends ma respiration encore sous le coup de l’émotion…Kimble est étendu par terre, blessé…Il me regarde, terrifié….

Faut qu’on fasse ça plus souvent, doc, ça m’aide à exorciser… dis-je entre deux lourdes respirations.

Je le laisse…en vie…

La suite n’est qu’un enchaînement de course effrénée et de violence pure….

Au moment où j’arrive à me procurer une fusil mitrailleur d’un garde, mon aisance à infliger la mort me terrifie presque…
Les échanges de coup de feu sont terribles, mais je m’en sors, en tout cas mieux que l’escouade Black Mountain en faction…

Je surgis à travers le portail de l’hôpital dans un van volé. J’abandonne le tout (ainsi que mon arme) dès la première ville….
Le reste n’est qu’une cavale menée tambour battant…

TBC

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Re: 17/09/2017. TYRAEL...Retour vers l'enfer...

Message par Baron Vojnya » lun. sept. 25, 2017 8:37 pm

De retour dans la chambre à Philadelphie.

https://www.youtube.com/watch?v=ZcQlCxYo7p0

Je me shoot…

Je m’affale sur le lit, libérant mon garrot tout en lâchant ma seringue sur le sol.

Je repense à mon périple du Colorado jusqu’ici, les changements de routes, de plans pour semer la chasse.

Philadelphie est une étape Je reprendrais bientôt ma route pour New York, ensuite je monterais vers le nord pour passer au Canada…
Je commence à devenir euphorique…avant que les cauchemars n’arrivent….
Les cauchemars…
L'euphorie remplie mes veines et mon âme...

Je finis par m’endormir complètement défoncé….



Quinze heures. Le lendemain.

J’ai une soif terrible…la chambre est toujours une aberration visuelle…

La douche est, elle, une libération. Je subis les effets de la descente, c’est atroce, je devrais prendre un peu de dope pour faire passer, mais je dois me rationner…Il me faut tenir un peu : éviter de m’en reprendre à des dealers…

La drogue est un coupe-faim…Et là, l’effet parti, j’ai une faim de loup…

Il me faut sortir…

Je prends ma veste un sweet sombre, je mets une capuche pour qu’on me reconnaisse le moins possible.
J’arpente les rues comme une ombre.
Je m’éloigne de ce quartier pour ne pas attirer l’attention sur ma planque.
Je marche au milieu du brouhaha tout autour.
Bientôt le quartier se fait plus désert, et les immeubles désaffectés plus nombreux.

Je remarque un restaurant longiligne. Un « diner ». le Black Cofee…

Ça fera l’affaire. Enfin, si on peut appeler « nourriture » ce qu’il serve dans ce genre d’endroit. Comme la forêt me manque.

Des lumières, mais personne à l’intérieur…bizarre.

La porte est ouverte. Personnes sur les banquettes ni derrière le bar.
Une cigarette fume encore dans un cendrier…Tiens ?

Je regarde de plus prêts. Un balai, un sceau, une serpillère.

Quelqu’un est venu nettoyer, mais personne en vue.

Une bouteille de Jack attire mon attention. Je passe derrière le bar et je la prends.
Je cherche la monnaie dans ma poche pour la payer. Beaucoup de cash d’argent sales pris aux dealers, aucun papier, aucune carte…
Mouvement dans l’arrière salle, la cuisine.

Je me fixe. J’entends des respirations…

Je m’approche lentement.

Quatre types sont autour d’une jeune femme athlétique. Ils l’ont ceinturé. Un homme derrière elle, deux sur le côté. Le dernier devant elle avec un flingue.

Stupeur. Ils se figent.

La caisse est intacte, ils n’en veulent manifestement pas à son argent…La colère monte à cette pensée.
La jeune femme a le regard dur et déterminé mais elle sait sa situation compliquée.

Image

Ils sont trop nombreux…je dois les diviser.

https://www.youtube.com/watch?v=ofamFBk92Pk

Je me fige quand ils me dévisagent. Je leur ai foutu la trouille. L’un pointe son arme sur moi…Il me crie dessus mais je ne comprends pas tant mon cerveau boue…
- C’est bon…C’est vos histoires…je me tire…Dis-je en faignant de m’en aller.

Les hommes, la peur passée, se ragaillardissent et deviennent agressifs, deux me suivent dans le restaurant en m’invectivant et m’insultant….
C’est bon : j’ai divisé le groupe en deux.

Ils sont sur moi. L’un va porter un coup.

L’autre sort son arme, qu’il tient aussi fermement qu’un cornet de glace.

Le premier. Une série de clefs rapides, je lui casse le bras…Je pivote avec lui et d’un coup sec je désarme le second avec un coup de pied: son l’arme vole dans le miroir. Je finis avec rotation en lui explosant le visage avec ma bouteille de jack.

Je ravage le second à coups de tessons en une suite de coups furieux. Deux coups de pieds pour finir l’autre (un seul aurait suffi, je me régale). Ils s’écroulent tous deux.

Le troisième sort, je lui lance le reste de la bouteille au visage ! Il hurle, alors qu’il est lacéré au niveau des yeux par le verre. Aveuglé, il au hasard sans m’atteindre. Moi, je sors mes couteaux, je suis déjà sur lui.

J’enchaine mes coups de manière automatique. Lacération du bras armé, coups aux points vitaux, sternum puis carotide : Il tombe net. L’arme glisse au sol.

Le dernier malfrat va pour tenter de saisir son pistolet, mais il libère pour cela la jeune femme un court instant. Elle saisit alors l’occasion pour, soudainement, lui asséner une violente série de coups précis qui le déstabilise et le désoriente…

Elle aussi réagit avec automatisme. Elle a peur, mais n’est pas désemparé.

Elle a reçu un entrainement. Militaire ? Police ?

Maintenant je devine sa prothèse qui part sous le genou gauche.

Le tatouage indien sur son épaule visible ne laisse guère de doutes sur son appartenance à la deuxième division d’infanterie… « Second to none ».
L’agresseur est une brute et il est encore nuisible. Je donne un coup de pieds sur sa jambe ce qui a pour effet de le forcer un grand écart. La femme en profite pour lui écraser les parties. Il tombe au sol en gémissant.

Je ne peux contrôler ma rage et lui assène plusieurs violents coups de pieds pour le mettre hors d’état de nuire. Elle, par sa simple présence, lui évite que je lui éclate la boite crânienne à coup de talon.

Je ne cries pas mais mes yeux sont injectés de sang, mon visage est déformé par la rage.

Je sors de la petite cuisine pour me reprendre, dominer le flot de colère qui me submerge.

Je prends de grandes inspirations.

Tacite ! Tacite ! me dis-je à voix haute (Du calme en latin).

Elle sorts de la cuisine un peu secouée elle ramasse l’arme au sol (réflexe !) et me regarde :
Vous êtes un ange ou un démon ?? Bon sang, sans vous je crois que… Elle se met à sangloter nerveusement.
La voir ainsi a calmé ma colère…Mais je ne sais que dire, je sais à peine sourire. Je reste là, penaud.

Elle aussi se domine. Essuie ses sanglots et me sourit. Un sourire inattendu…Elle n’a pas encore réalisé le chaos autour de nous, le sang….
Personne ne m’a jamais souri comme cela. Je ressens une émotion inconnue : Je souris timidement en retour.

Soudain elle regarde vers la porte derrière moi, horrifiée.


Détonation ! Douleur sur l’arrière du crâne. J’ai à peine le temps de me retourner alors que je vacille. Un cinquième, sortis des toilettes, je ne l’ai pas vu… je m’écroule…. Du sang.

Elle riposte. L’agresseur s’enfuit, terrifié !

Elle se précipite ensuite sur moi, en larmes.

Pas l’hôpital, pas la police…Murmure-je. Elle comprend vite et me fait un hochement de tête…

Je sombre. Je fixe sa croix au-dessus de moi pendue autour de son coup. Je la sens qui pratique les premiers secours.

Vous êtes un ange ou un démon ?? résonne dans ma tête.

Je m’évanouis.

TBC

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Re: 17/09/2017. TYRAEL...Retour vers l'enfer...

Message par Baron Vojnya » lun. sept. 25, 2017 8:58 pm

Plus tard dans un nouvel hopital.

Face à moi, un médecin a l’air bourru.

Image

Il me fixe.
Ça va soldat ?

Je sors péniblement de ma torpeur mais j’arrive à lui répondre du regard. J’ai un gros pansement à l’arrière du crâne.

Vous avez une sacrée veine ! Quelques millimètres plus à droite et la balle vous transperçait la boite crânienne. Là elle n’a fait que ricocher sur le haut de l’occipital…
Ça saigne beaucoup mais plus de peur que de mal.

Vous vous en tirez avec une belle cicatrice mais rien de grave en soi.
Il me fixe de nouveau.
Ce n’est pas la première fois que vous prenez un tir, hein soldat ? Il regarde mes cicatrices, preuves accablantes.
Compte tenu de ce que vous avez fait pour notre amie commune, je ne vous ai pas déclaré et, officiellement, vous vous êtes blessé en bricolant.


Ubi Sum ?

Pardon ?

Où suis-je ?

Vous êtes dans l’hôpital militaire de Philadelphie.

Maintenant je peux voir son grade de capitaine… un ancien toubib de terrain, certainement.
Je regarde dans les couloirs. Je peux apercevoir des « gueules cassées », leur cicatrices leur prothèse.
Je ne devrais pas être ici, je…Moi je n’ai pas de blessure…
Il me pose une main bienveillante sur le bras.
Il y a des blessures qui ne se voit pas, soldat… Et certaines sont parfois bien plus grave…
Il prend une inspiration.
Votre tatouage des béret verts, de la légion, et vos nombreuses cicatrices montrent peut-être que vous êtes un dur…
Mais votre relevé sanguin avec votre taux d’alcoolémie et la longue liste de narcotiques qui s’y trouvent montrent que vous êtes fragileVous avez fait la mission de trop, soldat….
Votre place est ici…vous devriez rester un moment pour faire un « break ». Vous reposez, faire le point.
Il me tend un formulaire. Je n’ai qu’à y mettre un nom bidon…

Franck Castle ?

Notre "amie commune" passe la porte.

https://www.youtube.com/watch?v=LO3ZhVStujA

Image

Vous avez rafistolé mon ange gardien, doc ?

Il la regarde en souriant. Ils se connaissent bien. Il doit la suivre depuis longtemps.

Votre ami à le cuir solide et une chance d’irlandais, ou d'écossais…Un peu de repos et d’ici deux ou trois jours, vous pourrez faire une balade…

Il sort, nous laissant.

Franck Castle ? Lisant le dossier en faisant la moue.
Je sais pas, ça ou un autre…Ce n’est pas mon vrai nom.
Ce qui me connaisse m’appelle Tyrael…
Tyrael alors… Elle sourit en me tendant la main. Ça sonne mieux.
Je la regarde.
Ça va ?
Elle hoche la tête.
Mieux…Mais j’ai dormi à l’hosto ces deux dernières nuits. Pas envie de rentrer chez moi, enfin chez mon papa…
C’était quoi ce problème au diner ? Où était votre patron ? C’était quoi ces types ?
Elle prend une inspiration.
En fait ce Diner, c’était à mon père. Il est décédé il y a un mois…Accident.
Elle pose son index sur elle.
Du coup, le patron c’est moi… Elle sourit.
Elle regarde soudain sa prothèse…
L’armée et moi….Disons que…
Elle n’ajoute rien.
En fait, je vais reprendre le resto, mais disons que c’est compliqué.
Un promoteur s'intéresse au quartier…
Vous ne voulez pas vendre et il vous envoie les premières petites frappes venues….
Elle hoche la tête au bord des larmes…
Elle regarde sa jambe…
Je ne sais pas, j’ai l’impression que c’est tout ce qui me reste…Alors j’ai pas envie de lâcher….
Mélange de rage et de peur dans ses yeux. Je la comprends.
Je pense même que le promoteur est pour quelque chose dans l’accident de mon père…
Je voudrais lui prendre la main pour la rassurer mais je n’ose pas. Ce relationnel est nouveau pour moi.

Elle change de sujet.

Alors comme ça, vous êtes Béret Vert…. De oppresso liber !

J’hoche la tête.

Et Rangers avant… dit-elle en regardant mon autre tatouage de deux M16 entrecroisés.
Lead the way ! Lui répond-je en citant la devise des US rangers.
Légionnaire ?
Legio Patria Nostra
Pour toujours ! * (en français) Honneur et fidélité !

Elle a l’air d’avoir confiance en moi…La foi est une forme de confiance…Ce sentiment envers moi me revitalise, me fait du bien. J’ai envie de l’aider…Sentiment nouveau, libérateur.

Aider les autres est-il une manière de me reconstruire…Le chemin vers la rédemption ?
Devrais-je d’abord m’aider moi-même ? La drogue…
Mais je crois que d’une certaine façon aider l’autre, c’est vaincre ses faiblesses…
Mais je dois d’abord la rassurer.
Désolé pour ces types, je veux dire cette violence…Je…je ne fais pas, plus, de quartier…Quand je les ai vus vous séquestrer…
Je n’ajoute rien.
J’ai vu dit-elle …Elle en a vu d’autres mais elle semble quand même impressionnée…
Vous…vous avez un don pour ça, je crois…Et, ils le méritaient…Elle ne me dit pas ce qu’ils avaient promis de lui faire…Je le devine à son expression gênée.
Vous n’allez pas avoir d’ennui avec la police ?
Croyez-le ou pas,mais on a tout nettoyé...
Elle poursuit.
Des amis...
On cause pas aux flics…De toute façon, ils travaillent pour « eux » !
Votre ennemi aurait pu s’en servir contre vous, je ne comprends pas…
On pas voulu que la brigade criminelle débarque et mette des scellés sur le diner pendant dix ans…Mauvais pour le diner…
J’hoche la tête. Elle continue inquiète.
Ils me font d’autant comprendre qu’ils sont tout puissant…Que moi je peux disparaitre de la même façon sans que personne ne remarque…
Je plisse les yeux.
Dites…promettez-moi de ne pas y remettre les pieds avant que je sois debout et ensuite je vous aiderais, ok ? On doit s’épauler entre frères d’armes, non ?
Vraiment ? Elle sourit. Ce serait vraiment sympa de votre part…
J’hoche la tête.
Ça marche, frère d’armes !!! elle me tope la main.
Je lui lance un regard de gratitude.
Merci…pour votre confiance…
Avant qu’elle s’en aille, je lui lance :
Mais peut-être, vous pourriez me rendre un service…
Sans y réfléchir, j’allais lui demander de passer à l’hôtel pour prendre mon « stock »…
Je me tais tout à coup, gêné, humilié par ma propre faiblesse, mais la perspective du manque me pousserait à faire n’importe quoi.
Je suis devenu une merde ! J’enrage intérieurement.
Elle se retourne. Elle comprend. : c’est une futée. Son regard se fait plus triste et sérieux…Elle cache cette gravité sous un sourire naïf…C’est son armure.
Le doc a dit que ce ne serait pas facile, très dur même…Mais, vous serez aidé, vous ne serez pas seul….
Désolé…je ne… je détourne le regard…
Elle hoche la tête compatissante…
Vous êtes un coriace…Vous y arriverez et puis je passerais vous ennuyer avec mes histoires ; entre frères d’armes on doit s’épauler, pas vrai ?
Je m’allonge, soulagé.
Merci…
Elle s’en va, souriante.
C’est peut-être mieux qu’elle m’ait vu ainsi, elle fera confiance au béret vert et se méfiera du junkie…
Je m’endors, épuisé…
Vous ne serez pas seul…

https://www.youtube.com/watch?v=fEGI9NbH-mk

The End...

La suite en RPG

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